Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier

La dernière lettre reçue

Lettre du mercredi 2 janvier 1918
Sertier Lucien
Lyon, jeudi 3 janvier 1918

Bien chère Alice,

Rien de bien nouveau à te dire. Mon rhume va de mieux en mieux. Pourras-tu venir samedi ou dimanche ? Ne le fais que si tu ne crains pas d’attraper du mal malgré le grand plaisir que j’aurais de t’avoir près de moi. Les cousines t’attendent en espérant que tu viendras.
J’ai eu hier et aujourd’hui un travail peu pénible, ça m’a remis un peu. A l’occasion, fait moi donc passer mes molletières doublées que tu m’avais faites. Celles de cuir me font mal avec mes galoches. Je pense que Titi n’a pas encore cassé son fusil et que Marcelle aime toujours sa poupée. Tu remercieras bien la mémé pour sa pommade, mes mains sont guéries.
Au revoir, bien chère Alice, à bientôt, je l’espère. Je t’embrasse bien fort, ainsi que tous à la maison. J’écris de chez les cousines, elles envoient bien le bonjour à tous. Elles vont bien pour l’instant, ainsi que M. et Mme Carra.

Lucien


Nous contacter