Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du mercredi 24 février 1915
Pernes, mercredi 24 février 1915

Bien Chère Alice,

Nous avons quitté Framecourt hier pour revenir ici. Je n'ai à mon grand regret rien reçu au courrier aujourd'hui. Pourquoi ? C'est une grosse déception pour moi qui espérait tant des nouvelles. Nous devons repartir pour de nouveaux voyages. Peut-être demain. Nous sommes dans un cantonnement épatant. J'ai une belle salle où je cuisine et je couche avec Gauthier et Rondet. Eau sous pression, électricité, paille fraiche, fourneau, glaces et armoires, c'est trop beau, ça ne durera pas. Mais tout ça ne m'intéresse guère. C'est que j'attends trop de tes nouvelles. Et dire que le courrier ne vient qu'après-demain. Je t'embrasse du plus profond de mon coeur.

Mes affectueuses pensées vont à tous à la maison.
Lucien
Lettre du vendredi 26 février 1915


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