Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du vendredi 5 février 1915
Pernes, dimanche 7 février 1915
Bien Chère Alice,

Rien de nouveau encore. J’attends le courrier avec impatience. M’apportera-t-il enfin la tant espérée nouvelle ?
Je suis galvanisé par l’attente de cet événement et tu ne t’étonneras pas si je n’ai pas l’envie de te rien raconter. D’ailleurs, ce me serait difficile, n’ayant rien d’intéressant à te narrer. Ce qui pourrait l’être, la guerre, est défendu. Alors c’est bien monotone. Il a plu encore toute la journée. Le canon a tonné terriblement toute la nuit. Je cuisine toujours dans ma baraque aux armoires à glaces et je me porte toujours bien.

Toutes mes amitiés pour tous à la maison. Bon courage, chère amie, je t’embrasse ainsi que ma Marcelle du plus profond de mon cœur.


J’ai reçu hier une carte de Camille Gardon.
Lucien
Lettre du dimanche 7 février 1915


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