Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du dimanche 7 février 1915
Pernes, lundi 8 février 1915
Bien chère Alice,

Toujours rien de nouveau. Temps très froid. J’attends avec impatience l’arrivée du courrier. C’est son heure habituelle. M’apportera-t-il enfin une heureuse nouvelle ? Pourvu seulement qu’il vienne. Je vais toujours bien. Je crois même, on me le dit, que j’ai un peu engraissé.

Tous mes souhaits sont pour que votre santé à tous se maintienne bien car vous en aurez besoin cet été. A moins que la guerre ne finisse vite et que je puisse aller vous aider. Cela me sourirait assez, comme tu peux le croire. Au revoir, chère Alice, mes meilleures affections pour tous et bon courage.
Lucien
Lettre du lundi 8 février 1915


Nous contacter