Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du mercredi 4 octobre 1916
Villers-Bretonneux, jeudi 5 octobre 1916

Bien chère Alice,

Reçu hier matin ta lettre 14. Merci. Une grande nouvelle à t’annoncer. Tous les engagés volontaires du groupe sont envoyés à l’intérieur. C’est une nouvelle note qui est arrivée hier, nous partons demain 6 octobre. Sept conducteurs à la fois, tout ce qui reste d’engagés. Il y a Planche, Algrain (qui avait demandé à rester) Bonneaud (un Lyonnais) Combes, Sève et Goiffond. Tu parles d’un coup de balai ! Nous allons sur le parc de Versailles, de là à Lyon ensuite. Je l’espère. Je quitte la section sans regret. L’officier va partir aussi alors adieu nos espoirs et peut-être même ma place au bureau, car les nouveaux officiers ont toujours avec eux quelques pistonnés à caser en arrivant. Enfin je n’y peux rien, après nous on renvoie tous les auxiliaires aussi. C’est paraît-il une mesure d’épuration des malingres et des santés douteuses. Je t’écrirai à nouveau en route. Pour toi, ne m’écris plus sans que je te le dise. Je t’embrasse bien fort ainsi que tous.


Cahuzac te renverra toutes les lettres que je recevrai. Si le colis que tu m’envoies est parti, j’ai donné des instructions à Cahuzac pour qu’il me parvienne.
Lucien
Lettre du vendredi 6 octobre 1916


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