Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du lundi 16 octobre 1916
Paris, mardi 17 octobre 1916

Chère Alice,
Toujours sans lettres, les camarades non plus. Je vais bien. Je m’étais enrhumé, mais ça passe. Nous ne savons encore rien sur notre sort. On n’avertit pas d’avance pour le départ. Ça peut arriver d’un jour à l’autre. On travaille toute la journée. La nourriture est suffisante. Ne m’envoie que des cartes, car je ne pense pas rester ici longtemps. Affections bien sincères à tous. Embrasse bien les enfants.

Lucien
Lettre du mercredi 18 octobre 1916


Nous contacter