Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du mardi 21 novembre 1916
Sertier Lucien
Lyon, lundi 8 janvier 1917

Bien chère Alice,

J’ai été bien attrapé, ce matin quand le major m’a dit que je pouvais reprendre mon service. Il m’a donné repos pour aujourd’hui mais demain je reprendrai le camion. Je vais retourner au garage après cette lettre pour voir où ils vont m’envoyer. Probablement à Feyzin, mon camion y est toujours. Je pense que tu as reçu ma dépêche.
Hier au soir, je suis allé chez les cousines Allemand. J’y ai soupé et je les ai toutes vues. Les œufs frais leur ont fait plaisir. On a bien ri, comme tu penses, ce qi n’a pas gâté, car j’avais et j’ai encore le cafard de ne pas me rentourner pour quelques jours encore. Quand le petit ira tout à fait bien, tu viendras passer 8 jours avec moi pour mettre un peu ma chambre en ordre.
Mes cylindres n’étaient pas encore arrangés. Ils n’ont pas travaillé pendant ces fêtes.
Si je peux, je t’enverrai des effets mercredi. A tout hasard, va toujours voir à la voiture. J’ai reçu deux lettres de la 404. Cahuzac et Velle. Je te les envoie sous enveloppe. Cet après-midi, je suis passé voir les Cousines Berthier. Il paraît que Clarisse est maintenant à Lyon chez sa belle-mère. Je ne suis pas allé voir Marie Perrin. Je te tiendrai au courant de mon travail mais par la poste militaire. 3 sous pour un timbre, c’est trop cher.
Au revoir, chère Alice, donne bien le bonjour pour moi à tous à la maison et remerci bien tes chers parents pour l’embarras que je leur ai donné.
Je t’embrasse bien fort avec les enfants.
Lucien
Lettre du mardi 9 janvier 1917


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