Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du mardi 9 janvier 1917
Lyon, jeudi 11 janvier 1917


Bien chère Alice,

J’ai reçu ce matin avec un grand, très grand plaisir vos deux lettres. Dis à Marcelle que je lui répondrai sûrement. Aujourd’hui j’ai roulé dans Lyon. Demain, Feyzin. Ça ne me fâche pas car on y gagne de l’argent mieux qu’à Lyon.
Je suis bien enrhumé, mais ça passera bien. Je m’en irai au premier moment de liberté. Je ne sais pas quand. Peut-être bientôt.
J’ai malgré cela besoin que tu viennes huit jours pour mes effets.
Si ma veste canadienne peu toujours, lave la grosso-modo au savon et à l’eau tiède en dehors. Tu me l’enverras ensuite.
Pas de cristair, surtout. Je suis allé chercher les crins hier en portant mon paquet. Merci.

Amitiés bien sincères à tous.
Je t’embrasse bien fort avec les enfants. Donne moi bien des nouvelles des petits.


Lucien
Lettre du samedi 13 janvier 1917


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