Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du mardi 6 mars 1917
Sertier Lucien
Lyon, dimanche 11 mars 1917
Lyon dimanche matin 9 h
Chère Alice,
Nous sommes sur le départ pour Dijon. Je me demande même ce que nous attendons depuis 6h ½ que nous sommes sur nos voitures, prêts à partir. Tu n’es pas venue hier, ce qui me prouve que tu as reçu ma lettre te disant mon départ. Nous allons arriver à Dijon mardi, et nous revenons le jour même par le train. Je serai de retour mardi vers les 7 ou 8 heures du soir, ou mercredi matin à 3 heures. Je compte que tu viendras à Lyon mardi avec les enfants. Tu trouveras la clé chez les cousines. J’ai gardé celle de l’allée. Tu demanderas un litre d’essence à M. Carra (à la borne). Je le lui rendrai par la suite. Tu en trouveras un peu dans une fiole étiquetée sur la table. La grande lampe est garnie, le réchaud est vide. N’oublie pas de m’apporter mes lunettes. Mercredi je dois être de repos et jeudi de garde. Je ne repartirai que le dimanche suivant pour Modane ou ailleurs si rien ne survient d’ici là. Ne pourrais-tu mettre un sac de paille à Faure, mercredi, avec l’édredon, ça ferait un lit pour la petite. C’est une idée qui me vient.
Ma sœur est venue hier chez les cousines. Elle leur a apporté un poulet que nous avons mangé hier soir et des poires.
Cousine Hérard est revenue. P.D. va passer quelques jours à Ville. Mme Carra restera à Lyon pendant ce temps et M. Carra va partir dans le midi.
A mardi, embrasse bien tout le monde pour moi à la maison

Lucien
Note
Date incertaine
Lettre du mardi 13 mars 1917


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