Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du mardi 3 avril 1917
Sertier Lucien
Lyon, vendredi 6 avril 1917
Vendredi soir 9 heures
Deux mots seulement avant de me coucher. Je fais pour six jours un travail assez pénible à la poudrerie de Feyzin. Je pars de Lyon à 5 heures du matin et je rentre le soir à 6h1/2. Les chemins de cette usine, qui couvre 53 hectares, sont des bourbiers. Je touche 5 francs par jour. Reçu aujourd’hui une veste en cuir. Reçu aussi une lettre de ma mère de ce matin.
Émile est venu en permission. Je ne m’en irai pas dimanche.
Beaucoup de compliments des boudins, mangés hier. Affectueuses pensées bien sincères à tous.
Je t’embrasse bien fort avec les enfants
Lucien
Note
Date incertaine
Lettre du jeudi 26 avril 1917


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