Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du lundi 7 mai 1917
Sertier Lucien
Lyon, vendredi 18 mai 1917
Vendredi midi
Bien chère Alice,
Je t ‘écris pour tuer le temps qui me dure bien de vous tous car ce n’est pas commode de la main gauche. Je suis allé hier dîner rue Clos Suiphon. J’ai eu mercredi et hier les visites de trois camarades de Saint Fons : Rassié, Gaillard et Bonnetton.
Ma mâchoire se range bien et l’épaule aussi. Je pense pouvoir aller vous aider à faner et être assez guéri pour me rendre utile ailleurs qu’à la table.
Je compte toujours sur toi pour lundi avec les enfants. J’irai t’attendre à al gare si je peux. Tu ferais bien de ne pas amener la voiture du petit, elle te sera plus gênante qu’utile. Les trams sont plus commodes. Tu m’apporteras mon brevet de chauffeur et des fromages secs. Marie Perrin m’a apporté un litre de Quina. Je ne l’ai pas encore entamé. Je t’attends avec impatience. Embrasse bien tes chers parents et sœurs pour moi et reçois, chère Alice, mes meilleurs baisers pour toi et les enfants.

Lucien
Note
Date incertaine
Lettre du lundi 21 mai 1917


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