Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du jeudi 29 novembre 1917
Saint-Fons, vendredi 30 novembre 1917

Chère Alice,

Reçu hier ta lettre de mardi. J’ai quitté le service de feyzin hier et j’en ai repris un autre semblable à la poudrerie de Saint-Fons pour 7 jours, en remplacement d’un permissionnaire. Je ne vais pas si matin. Il suffit d’arriver à Saint Fons à 7 heures moins le quart.
Je serai bien heureux d’aller dimanche à Saint-Romain avec ton papa. Je me ferai remplacer, j’ai déjà parlé à un autre pour cela. Je gagne cinq francs par jour ici aussi. Je dîne à Saint Fons au restaurant Michel, bien au pied de la montée des Clochettes à environ 150 mètres de l’arrêt de tram, lorsqu’il quitte la route de Vienne pour aller à Vénissieux. J’y suis de 11h à 1h. C’est trop loin pour que ton papa vienne m’y voir. Il vaut mieux qu’il m’attende au garage 153 rue Vendôme. J’y arrive à 5h1/2 du soir environ. Nous partirons dimanche matin pour Saint-Romain. Quand tu seras à Lyon, je demanderai un service pour l’intérieur de Lyon seulement. Alors à samedi soir avec ton papa. Le 153 est à 20 mètres du cours Lafayette (près de l’avenue de Saxe).
Mille amitiés à tous. Je t’embrasse avec les enfants.

Lucien
Lettre du dimanche 2 décembre 1917


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