Chère Alice, le temps est beau...

Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du mardi 18 décembre 1917
Lyon, jeudi 20 décembre 1917


Bien chère Alice,
J’ai pu porter tout à l’heure une caisse à Faure. Je lui ai payé la commission comme je t’avais dit. Je l’ai vu chez son cousin où il dinait. Je n’ai mis qu’une caisse, craignant de le trop charger par ce mauvais temps. Reçu le paquet et la lettre, merci.
Je pense m’en aller dimanche. J’ai fait un voyage de nuit très urgent à Sathonay par la neige et comme je m’en suis bien tiré, l’officier m’a dit que je ne travaillerai pas dimanche. Je ne suis pas encore allé à Valence.
Les cousines t’invitent à venir le 6 janvier. Il y a grande fête à l’église du S.St. Un prédicteur célèbre dont j’oublie le nom viendra. Sans les enfants si possible m’ont-elles dit à cause du mauvais temps pour eux et pour que tu sois plus libre. Cassan voulait que je m’en aille en permission sept jours pour ce mardi 22. J’ai cédé mon tour à un autre. Que veux-tu que j’aille faire à Valencin par ce temps ? Mon intention est de la renvoyer jusqu’aux beaux jours pour les semailles de printemps par exemple.
Enfin, nous en reparlerons. Mon nouveau tour est je crois pour la première quinzaine de janvier. Je vais bien. J’espère que cela ira bientôt mieux chez toi aussi.
Encore merci de la lettre et du paquet.
Je t’embrasse bien fort ainsi que tous.

TM 1140 32 quai Perrache
Lucien
Lettre du dimanche 23 décembre 1917


Nous contacter