Chère Alice, le temps est beau...

Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du dimanche 23 décembre 1917
Saint-Vallier, lundi 24 décembre 1917

Bien chère Alice,

Je suis toujours à Saint-Vallier. On doit venir de Valence ce matin pour prendre le camion en consigne et ensuite je prendrai le train pour Lyon. Il est bien rare que je puisse aller à Valencin demain, jour de noël. Je ne serai pas rentré assez tôt à Lyon.
Je suis très bien dans l’hôtel. J’ai réglé ce matin. Ils ont été très raisonnables, à l’encontre de l’hôtel de Serrière qui m’a pris sept francs pour souper et coucher. Le temps me dure bien des enfants. J’ai écrit en Portes et aux cousines. J’espère que tout va bien à la maison. Je t’embrasse bien fort en attendant de te revoir.
Lucien.
Ecris-moi à Lyon TM 1140, 32 quai Perrache. Si possible, je remettrai un colis à Faure mercredi. Faure aurait voulu que je lui mène, pour son cousin, une petite voiture à Valence. Je n’ai pas pu le faire car mon camion était chargé par un « pont arrière » de camion pesant 1200 kg et tenant toute la place. Je suis très heureux de ne pas l’avoir fait maintenant car avec cette neige, j’aurais été très ennuyé. Dites-le lui. D’ailleurs je dois y retourner, à Valence, avec un autre camion, mais seulement quand le temps et les routes seront meilleures.

Lucien
Lettre du mardi 25 décembre 1917


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