Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du vendredi 1er février 1918
Lyon, mardi 5 février 1918
Mardi soir 6 heures

Bien chère Alice,

Quelques lignes pour te dire que je n’ai rien eu de toi depuis la lettre de Tricotelle. Mais enfin c’est très normal. Je vais bien pour le moment. A midi, j’ai diné chez M. Carra. Ce soir nous devons diner chez M. Gambs à 7 heures. Mais comme sa mère est je crois très malade, je ne sais pas encore si on ira. J’ai entendu qu’il le disait tout à l’heure au téléphone au capitaine. Mme Carra t’invite à venir passer quelques jours avec les enfants à la fin du mois. Nous en reparlerons. Tricotelle a démonté l’auto de M. Carra pour la repeindre. Je suis allé hier voir un autre marché de Charabara (là où nous avions vendu Paulus) pour le pied de la jument. Il n’y avait encore rien. Je pense toujours m’en aller dimanche ou plutôt samedi soir. J’espère que je trouverai tout le monde en bonne santé à la maison.
Rien de nouveau chez les cousines, ni pour moi. Rien pour elles ni pour Cleyet cette semaine.
Je t’embrasse bien fort ainsi que les enfants.

Lucien
Lettre du vendredi 8 février 1918


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