Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du lundi 6 mai 1918
Sertier Lucien
Lyon, vendredi 10 mai 1918
Bien chère Alice,

Je t’envoie ces deux mots en attendant samedi. Je m’en irai pour 25 jours. Y aura-t-il assez de pain ? Rien de nouveau encore pour Orléans. Chenavat nous a écrit que les cours sont un peu suspendus par rapport au déménagement de l’école de Meaux. M. Gambs a sauté au plancher quand il a vu la demande de la préfecture pour 40 jours. Mais enfin il est venu à la chose d’assez bonne grâce. Le calcul d’après les hectares me donnait 21 jours, il m’en accorde 25. Il n’y a rien à dire. Ça commence donc le 14 juillet, soit dimanche. C’est Bonneton qui me remplace à l’essence.
J’ai écrit à Bouveyron hier. Choub a raccomodé les cylindres, et doit venir les monter dimanche si Guigue les a amenés.
Rien de nouveau. Meilleures affections à tous. Je t’embrasse de tout mon cœur ainsi que les enfants.
Lucien
Lettre du jeudi 16 mai 1918


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