Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du samedi 9 juin 1917
Sertier Lucien
Lyon, samedi 9 juin 1917
Bien chère Alice,

Tu ne te plaindras pas de ne pas recevoir de lettres !
Attention celle-là est la dernière de toutes et annule les autres. J’ai reçu ce matin ta lettre de vendredi. Puisque tu dois venir lundi chez Mme T. apporte moi le certificat imprimé ci joint après l’avoir fait signer de ton papa et de G. Gardon avec le cachet de M. le maire. Cet imprimé suffit. Le modèle que je t’ai envoyé ce matin est inutile. Je ne connaissais pas encore cette formule imprimée.
Tu viendras me voir après ta visite chez Mme Teillon. Je ne sortirai pas lundi avant de t’avoir vue. D’ailleurs l’hôpital est toujours consigné par rapport aux grèves. Je suis contant de savoir que ton papa va bien mieux. Pour ma part, d’ici huit jours je pourrai travailler presque comme avant. Je ne sais pas encore combien j’aurai de temps. Au moins un mois, toujours. Tu peux croire que je suis content de quitter cette cage, ça va me faire du bien de faner un peu. Il y a longtemps que je ne l’ai pas fait. Ça va me guérir en plein. Toutes mes amitiés bien sincères à tous et à bientôt. Je t’embrasse bien fort avec les enfants

Lucien
Lettre du mercredi 13 juin 1917


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