Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du lundi 1er juillet 1918
INDEFINI, mardi 6 août 1918
Vierzon 6 août 5h1/2 du matin

J’ai fait bon voyage jusqu’ici. Je n’ai pas été fatigué par le train comme je le croyais. Nous sommes arrivés ici à 10h1/2 hier soir. Nous avons couché chez des particuliers. Bon lit et pas de punaises. Nous serons à Orléans 10h ce matin. Mme Carra a été très gentille pour moi au départ et m’a bien aidé pour préparer ma musette et me faire diner de bonne heure. Mme Gambs est venue hier matin chez Mme Carra, elle ne savait pas que je partais de Lyon ! Je n’ai pas vu Gambs hier matin. Il était déjà parti à 9h. J’ai autant aimé.
Au revoir bien chère Alice, je t’embrasse bien fort ainsi que les petits et tous à la maison. Et Titi ?
Lucien
Lettre du mardi 6 août 1918


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