Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du mercredi 21 août 1918
INDEFINI, jeudi 22 août 1918
Jeudi 22 août 1918 7 heures du soir

Bien chère Alice,

Il a fait aujourd’hui une journée extra pénible. Temps lourd, presque pas de vent. Nous transpirions tous à grosses gouttes pendant les cours. J’en ai mal à la tête et je ne ferai pas de mal ce soir à mes devoirs.
Rien de nouveau à te dire, on bûche toujours beaucoup, ce matin deux heures d’exercices, puis technique, math, à une heure ça a recommencé, administration militaire et école de convoi. Sur le papier bien entendu. Nous ne sommes plus que 45 au lieu de 66 que nous étions. Je n’ai rien reçu de toi aujourd’hui.
Je n’ai pas encore répondu à Villeurbanne ni en Portes. Je le ferai dimanche, j’aurai mieux de temps.
Tu ne m’as pas dit si ma mère avait arrangé cette affaire de baptême.
Toutes mes affections bien sincères à tous à la maison. Comment allez-vous tous ? Je t’embrasse bien fort ainsi que les enfants et toute la maisonnée.

Lucien
Lettre du vendredi 23 août 1918


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