Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du samedi 17 août 1918
INDEFINI, dimanche 18 août 1918
Orléans 18 août 1918 dimanche soir 8 h

Bien chère Alice,

Toujours rien de toi. C’est incroyable. 4 lettres seulement en 15 jours ! Reçois-tu les miennes, au moins.
Hier après-midi nous avons eu repos, aujourd’hui aussi. Nous sommes allés avec B. jusqu’à Olivet sur le bord du Loiret. C’est le seul endroit agréable d’Orléans qui manque tout à fait de jardins. Inutile de te dire que je ne trouve aucun plaisir à ces promenades et que si ce n’était le besoin de prendre l’air, je ne sortirai pas de la chambre. Demain matin lundi école d’auto le matin. Le soir maths et administration. Mardi les fusils, mercredi examen. Dans notre cours, te l’ai-je dit, il y a comme élèves 3 officiers d’artillerie, deux adjudants, 8 maréchaux des logis, une demi douzaine de brigadiers et le reste en conducteurs. Nous faisons tous la même chose sauf l’exercice où seuls les officiers ne viennent pas.
Rien de nouveau. Ecris-moi bien ce que vous faites tous. Un gros mimi à ma petite Marcelle et à mon petit Titi. Je t’embrasse très fort ainsi que tous à la maison. Je n’ai rien reçu de personne sauf Mme Carra.
Lucien
Lettre du lundi 19 août 1918


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