Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du lundi 7 octobre 1918
INDEFINI, mardi 8 octobre 1918
Orléans

mardi soir 6 h
8 octobre 1918

Bien chère Alice,
Merci de ta lettre de dimanche. Je m’imagine ce que doit être la maison tous au lit.
Mais courage, ce sera court et ça passera. Bonneton qui arrive de Lyon m’a dit qu’elle était bien en cours à Lyon et y faisait du mal.
Heureusement que vous avez un bon médecin. J’espère bien que ce ne sera rien pour personne.
Tu ne m’en voudras pas de ne pas t’écrire longuement. Voilà les examens et je repasse les cours. Encore trois jours et ce sera fini. Il faut bien travailler un peu pour avoir au moins fait tout son possible.
Cet après-midi, nous avons eu notre premier examen de conduite d’auto : un triangle limité à faire en marche arrière. Je l’ai très bien réussi. Ça commence bien, espérons que ça finira de même.
J’attends tous les jours tes lettres avec impatience. Heureusement qu’elles arrivent régulièrement. Je serai trop inquiet si je ne recevais rien.
Au revoir bien chère Alice, à bientôt le plaisir de vous embrasser tous et avec l’espoir de vous voir tous rétablis. Je t’embrasse bien fort ainsi que les enfants et tes chers parents.

Lucien
Lettre du mercredi 9 octobre 1918


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