Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du vendredi 7 décembre 1917
Balan, mardi 11 décembre 1917
La Valbonne mardi soir 7h (sans doute le 11 décembre 1917)

Bien chère Alice,

Reçu hier ta lettre de samedi !! Et ce matin une de ma mère. Nos Américains partent demain. (donc un mardi soir après le 27 novembre ? ou après le 7 décembre ? ) Nous autres, nous nous en irons jeudi, je crois. Demain, j’irai à Lyon pour M. Nallet. Si j’ai le temps, je porterai mon linge sale à Faure dans la balle neuve. Tu me diras si elle te convient, cette balle.
Mon rhume est à peu près passé. Jamais je n’avais été aussi vite débarrassé d’un froid que cette fois-là. Je l’attribue à la teinture d’iode dont tu m’avais abondamment peinturluré. Le remède est bon.
De ton côté, fais bien le nécessaire pour te guérir. Tu en seras soulagée et tout le monde autour de toi aussi. Le frère qui était chez M.B. ou V. nous avait dit que pour les maux d’estomac, il fallait des « infusions de paillasse » c’est à dire rester couché autant que possible dans la journée.
Rien de nouveau à te dire. Je suis heureux de retourner à Lyon. Barrat est malade, les autres partent peu à peu. Demain ce sera fini, il n’y en aura plus. En attendant de te revoir, je t’embrasse bien chère Alice, de toutes mes forces, ainsi que les enfants et tous à la maison.

Lucien
Lettre du jeudi 13 décembre 1917


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