Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du mercredi 5 décembre 1917
Balan, vendredi 7 décembre 1917
La Valbonne

Vendredi matin 8h (sans doute vendredi 7 décembre)

Bien chère Alice,
J’ai reçu ce matin seulement ta lettre de mercredi.
C’est par la faute d’un camarade qui l’avait dans sa poche depuis hier matin. Hier matin j’étais à Lyon et de retour à midi ici. J’ai reçu aussi une lettre de Cahuzac. Il est brigadier. Je t’ai dit, je crois que Bonneton l’est aussi. Nos Américains partent le 12. Je ne sais si j’irai en permission demain. En raison du départ imminent, il se peut qu’on nous garde pour emmener leurs bagages. Nous n’avons encore aucun ordre à ce sujet. Si je m’en vais, je serai à Valencin samedi soir.
Nous ne partons pas au front avec eux, c’est décidé maintenant. Je crois que seuls les hommes de troupe parlant anglais peuvent être affectés avec eux. C’est une mesure contre les embusquages !
Rien de nouveau à te dire. Je me suis bien erhumé, mais ça semble aller du bon côté.
Au revoir, bien chère Alice, toutes mes affections à tous à la maison.
En attendant le bonheur de se retrouver, je t’embrasse ainsi que tous. N’oublie pas d’embrasser les enfants pour moi et de bien prendre tes remèdes
Lucien
Lettre du vendredi 7 décembre 1917


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