Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du dimanche 10 mars 1918
Sertier Lucien
Lyon, mercredi 20 mars 1918
Mercredi matin 11h

Bien chère Alice,

Le maréchal des logis Bevy étant auxiliaire est parti chez lui en permission agricole de longue durée. Nous ne restons que Nicot et moi au bureau et par conséquent je serai de garde dimanche. J’ai vu Mme Gardon hier à midi. Je m’y suis trouvé avec Joséphine. Louis n’est pas encore venu en permission aussi Clémence en est au désespoir. On opère la mère Gardon aujourd’hui mercredi. J’irai voir à midi ce qu’il en est. Je n’ai pas revu Benoit Guigue, il m’a envoyé sa particulière mardi matin pour me demander ce qu’était devenue son auto. Je lui ais dit qu’elle était éreintée et que je ne pouvais pas m’en occuper.
Les cousines envoient bien le bonjour à tous. Pour samedi il leur faudra : 1 livre, deux douzaine de fromages, et des rigottes pour M. Carra. Tu sais qu’elles font passer des fromages chez M. Gambs, sa mère les trouve merveilleux.
Dans le panier du retour, tu trouveras un pot. C’est pour le faire passer en Portes pour le faire remplir de miel pour les cousines.
Ensuite, Marie te le renverra et tu le mettras avec un prochain marché dans la balle. Tout cela pour qu’il arrive sans encombres. Si tu peux, mets en environ une demi livre pour Bonneton, pour payer le vélo. Tu mettras également la poupée dans la balle. Viendras-tu à Lyon pour Pâques ? Ou faudra-t-il m’en aller ? A ton choix ! A moins que tu préfères rester à Valencin et moi à Lyon !!! Réponse svp !
T’ais-je dit que je suis allé voir chez les cousines Allemand lundi soir et je leur ai dit que tout le monde était bien rentré.
J’ai beaucoup à faire au bureau, en ce moment, avec ça que nous ne sommes que deux. C’est pour ça que je n’ai pas pu t’écrire hier comme promis.
11h1/2 Je vais être obligé d’aller en permission de 7 jours au milieu d’avril, la période finissant le 31 mai. Je prendrai la suivante pour les fanages. Nous en reparlerons. Le lieutenant voulait que j’y parte hier, c’est Perrez qui est parti à ma place.
Au revoir à tous, je t’embrasse bien fort ainsi que les enfants

Lucien
Note
Date incertaine...
Lettre du vendredi 22 mars 1918


Nous contacter