Chère Alice,

Le temps est beau...

Tout près d'ici, la bataille fait rage.

Lucien Sertier
Lettre du jeudi 12 novembre 1914
Lyon, vendredi 13 novembre 1914
Vendredi, 6 h du soir


Très chère Alice


J’arrive de garde depuis hier au soir à cinq heures. Je pensais trouver une lettre de toi en arrivant au quartier mais rien. Qui dois-je accuser, la poste ou toi ? Je préfère croire encore que la poste est mal faite.
Chère amie, je t’attendrais dimanche. Je sors de garde, j’ai toutes les chances d’être libre. Je ne bougerai pas du quartier avant que tu viennes. Si tu ne viens pas, j’irai seulement chez les cousines Allemand, le tantôt.

Je ne t’écrirai pas demain samedi. J’aime mieux ta visite pour dimanche.

Au revoir, donc, Chère et tendre amie. Je vais attendre dimanche avec une impatience que tu dois partager si tu m’aimes autant que je t’aime.
Embrasse bien la petite, bien des choses à tes parents et à toi mes meilleurs baisers.

Celui qui t’aime toujours.
Lucien
Lettre du lundi 16 novembre 1914


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